{"id":13,"date":"2010-02-14T23:18:45","date_gmt":"2010-02-14T22:18:45","guid":{"rendered":"http:\/\/xavier.boutotcom.com\/?p=13"},"modified":"2013-05-01T23:09:32","modified_gmt":"2013-05-01T21:09:32","slug":"3-jean-baptiste-chaumeil","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/xavier.boutotcom.com\/?p=13","title":{"rendered":"3 | Jean-Baptiste Chaumeil"},"content":{"rendered":"<p>Des trois fr\u00e8res, c\u2019est lui qui eut la vie la plus fertile en rebondissements. Cela me fait penser \u00e0 la vieille mal\u00e9diction : \u00abPuissiez vous vivre une \u00e9poque int\u00e9ressante !\u00bb<\/p>\n<p>Int\u00e9ressante, en effet ! En 1791, \u00e7a bouillonnait partout. Les biens du clerg\u00e9 sont affect\u00e9s au remboursement des dettes de l\u2019\u00e9tat, la constitution civile du clerg\u00e9 est vot\u00e9e, les corporations sont abolies.<\/p>\n<p>A Tulle, un Club des Jacobins a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9, et les nouvelles id\u00e9es \u00e9chauffent les esprits.<br \/>\nUn escadron de 70 dragons, le Royal Navarre, est en garnison dans cette ville, sous le commandement du capitaine Massey. Le r\u00e9giment est cantonn\u00e9 dans ses quartiers, tandis que le capitaine Massey est log\u00e9 chez le baron Jaucin de Poissac, d\u00e9put\u00e9 \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e Nationale.<\/p>\n<p>Mais, un cavalier en garnison, c\u2019est fier,\u00a0 orgueilleux, et \u00e7a s\u2019ennuie. In\u00e9vitablement, des bagarres et des rixes \u00e9clatent, et les sabres sortent vite des fourreaux. La population de Tulle est exc\u00e9d\u00e9e par cette attitude\u00a0 incivique et agressive.<\/p>\n<p>La municipalit\u00e9, qui essaie de calmer les esprits, se trouve prise entre le r\u00e9giment et la population en col\u00e8re, tandis que le Club des Jacobins local met de l\u2019huile sur le feu en attisant le ressentiment de la population.<\/p>\n<p>Mais, ce qui met le feu aux poudres, se d\u00e9roule dans la nuit du 9 au 10 mai 1791. Le sieur Borderie, ma\u00eetre menuisier, membre des Amis de la Constitution (Jacobins), rencontre le capitaine Massey pr\u00e8s de l\u2019h\u00f4tel de Poissac. Une vive discussion s\u2019ensuit, qui d\u00e9g\u00e9n\u00e8re vite en empoignade. Deux amis du capitaine viennent lui porter main forte, et Borderie re\u00e7oit quatre coups de sabre : 2 \u00e0 la t\u00eate et 2 aux avant-bras.<\/p>\n<p>Le lendemain matin, le bruit de l\u2019agression se r\u00e9pand. Une foule grondante se rassemble. Les gardes nationaux la dispersent. Mais la fausse rumeur que Borderie\u00a0 est mort rassemble \u00e0 nouveau la foule qui d\u00e9borde les gardes nationaux et se rend \u00e0 l\u2019h\u00f4tel de Poissac. L\u00e0, la foule d\u00e9chain\u00e9e envahit la demeure, et un jeune homme (Jean Baptiste Chaumeil), d\u00e9niche le capitaine Massey qui s\u2019\u00e9tait cach\u00e9 dans la fosse d\u2019aisance des latrines.<\/p>\n<p>Le capitaine tente de lui porter un coup de sabre et le manque. Le jeune homme r\u00e9plique en lui tirant un coup de pistolet qui manque \u00e9galement sa cible. La foule extrait le capitaine de sa cachette et le traine sur la place de l\u2019Aubar\u00e8de jusqu\u2019au pont de l\u2019Escurol, en repoussant quelques cavaliers de la mar\u00e9chauss\u00e9e. Trois officiers municipaux essaient de s\u2019interposer, mais ils sont fermement repouss\u00e9s, et la capitaine Massey est battu \u00e0 mort par la foule d\u00e9chain\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u00e8s le lendemain, sur demande de la municipalit\u00e9, le Royal Navarre est d\u00e9plac\u00e9 \u00e0 Limoges. Une enqu\u00eate est diligent\u00e9e. Si elle reconstitua les faits, elle ne chercha pas \u00e0 identifier les agresseurs, et personne ne fut inqui\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Pour Jean Baptiste, un des principaux acteurs de cette affaire, \u00e7a sentait la guillotine. Alors, il passe clandestinement en Espagne, et, sur la recommandation du baron de Poissac qui l\u2019avait adopt\u00e9 comme un fils, il s\u2019engage comme cadet dans la L\u00e9gion des Pyr\u00e9n\u00e9es (royaliste) sous les ordres du comte de Panetier, puis il sert dans la L\u00e9gion de la Reine du comte de Preyssac.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, il quitte l\u2019arm\u00e9e et s\u2019installe \u00e0 Cadix o\u00f9 il monte une affaire de commerce, et se fait faire des papiers espagnols :<\/p>\n<p><em>Je me suis pr\u00e9sent\u00e9 chez le consul espagnol comme ayant \u00e9gar\u00e9 mon passeport en route, et natif et n\u00e9gociant de Cadix. Il m\u2019a re\u00e7u comme un excellent compatriote, avec les plus grands \u00e9gards et m\u2019a fait d\u00e9livrer par la police une carte de suret\u00e9 sous le nom de Juan Chaumeil. J\u2019\u00e9cris \u00e0 mon fr\u00e8re pour qu\u2019il me fasse parvenir un passeport espagnol, avec lequel j\u2019esp\u00e8re \u00eatre \u00e0 l\u2019abri des pers\u00e9cutions r\u00e9volutionnaires. Je n\u2019ai encore rien \u00e0 vous dire sur ma position puisque ma seule occupation a \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent relative \u00e0 mes papiers, sans oser m\u00eame m\u2019occuper d\u2019autre chose.<\/em> (Lettre \u00e0 sa m\u00e8re 1803)<\/p>\n<p>Il prosp\u00e8re si bien qu\u2019en avril 1803 il s\u2019associe avec un autre commer\u00e7ant d\u2019origine fran\u00e7aise, le sieur Geminard, et \u00e9pouse la belle s\u0153ur de celui-ci, Pepita De Stella, de Cadix.<\/p>\n<p>C\u2019est la belle \u00e9poque pour Jean Baptiste. Entre leurs dettes et leurs avoirs, les deux associ\u00e9s ont un exc\u00e9dent de 150 000 livres, une belle somme, quand on sait que le salaire d\u2019un bon ouvrier \u00e9tait de 45 livres par mois\u2026<\/p>\n<p>Mais voil\u00e0, l\u2019Espagne entre en guerre contre l\u2019Angleterre en 1805, et voici ce qu\u2019\u00e9crit Jean Baptiste \u00e0 son beau-fr\u00e8re :<\/p>\n<p><em>Ma maison se trouvait, lorsqu\u2019elle fut d\u00e9clar\u00e9e (la guerre), sur un pied respectable, nos magasins \u00e9taient farcis de marchandises, nous avions en caisse une somme cons\u00e9quente en billets d\u2019\u00e9tat ou papier monnaie que nous avions acquis au prix pendant la paix. Par contre, nous devions \u00e0 nos correspondants et fabricants environ 200 000 livres. Il nous restait un exc\u00e9dent de 150 000 livres si nous avions pr\u00e9-vendu nos marchandises et billets pour leur juste valeur, mais la fatale guerre occasionna tout d\u2019abord une perte de 50% dans les billets. Il fut impossible d\u2019en avoir aucune esp\u00e8ce de marchandise. Nos d\u00e9biteurs de l\u2019Am\u00e9rique, qui \u00e9taient en grand nombre, refus\u00e8rent de payer ce qu\u2019ils nous devaient, tandis que nos cr\u00e9anciers nous pressaient vivement pour le paiement des sommes que nous leur devions. Dans cette horrible position, nous avons fait pendant un an des sacrifices \u00e9normes, tant dans les marchandises que dans les billets, pour subvenir \u00e0 nos paiements. Ils avaient \u00e9t\u00e9 courants, et notre cr\u00e9dit n\u2019avait pas souffert, malgr\u00e9 la d\u00e9tresse o\u00f9 nous nous trouvions.<\/em><\/p>\n<p><em>J\u2019\u00e9tais d\u2019avis, dans cet \u00e9tat des choses, de suspendre toute esp\u00e8ce d\u2019op\u00e9ration, lorsque je fus travers\u00e9 dans mon opinion par mon associ\u00e9. C\u2019est en vain que je cherchais \u00e0 le d\u00e9tourner d\u2019une tr\u00e8s forte affaire dans les billets d\u2019\u00e9tat. Il prit le jour que j\u2019\u00e9tais absent pour le conclure. Nous nous brouill\u00e2mes \u00e0 mon retour. <\/em><\/p>\n<p><em>D\u2019apr\u00e8s son calcul, si la paix eut lieu dans 3 mois (c\u2019est lorsque l\u2019escadre de Toulon se r\u00e9unit \u00e0 celle de Cadix) les billets baissaient consid\u00e9rablement, et la maison gagnait 100 000 livres. Mais, dans le cas contraire, et c\u2019est malheureusement ce qui est arriv\u00e9, elle en perdait autant, qu\u2019elle \u00e9tait dans l\u2019impossibilit\u00e9 de satisfaire, de mani\u00e8re qu\u2019\u00e0 cette fatale \u00e9ch\u00e9ance, la maison a \u00e9t\u00e9 forc\u00e9e de suspendre ses paiements. Si mon associ\u00e9 avait suivi mes avis, ce malheur ne serait pas arriv\u00e9.<\/em><\/p>\n<p><em>Il en convint alors, mais c\u2019\u00e9tait trop tard. Pendant les 6 mois que l\u2019on accorda \u00e0 ma maison pour former son bilan, je me suis occup\u00e9, avec le plus heureux succ\u00e8s,\u00a0 \u00e0 \u00e9crire \u00e0 tous les correspondants et cr\u00e9anciers de la maison. Je leur exposais que j\u2019\u00e9tais victime et non coupable de ses malheurs, puisque l\u2019op\u00e9ration qui occasionnait sa ruine avait \u00e9t\u00e9 faite contre mon avis et en mon absence. Le succ\u00e8s \u00e0 surpass\u00e9 mes esp\u00e9rances. J\u2019ai re\u00e7u les r\u00e9ponses les plus flatteuses. Il n\u2019y a pas un seul correspondant qui ne me rende justice et ne me fasse les offres de service les plus obligeantes. Leur bienveillance a \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9e au point que l\u2019assembl\u00e9e des syndics et cr\u00e9anciers, qui vient d\u2019avoir lieu, me s\u00e9pare d\u00e9finitivement de ma maison, sans exiger de ma part aucune esp\u00e8ce de responsabilit\u00e9. C\u2019est Mr Geminard qui supporte \u00e0 lui seul tout le poids de cette affaire. Quoique mon nom fut dans notre maison de commerce, on a bien voulu l\u2019en exclure, non seulement sans t\u00e2che, mais encore avec un t\u00e9moignage \u00e9clatant de l\u2019estime dont on m\u2019honorait. Cette faveur est d\u2019autant plus glorieuse pour moi qu\u2019elle \u00e9tait sans exemple dans Cadix. Le Ciel est juste, il r\u00e9compense toujours ceux dont la conscience est sans reproches.<\/em><\/p>\n<p><em>Un ami, que je vous ferai connaitre en son temps, me tend une main secourable dans ce moment pour moi bien difficile, de sorte que je me trouve, dans la consolante amiti\u00e9 et au moyen de quelques d\u00e9bris \u00e9chapp\u00e9s du naufrage, de quoi former un \u00e9tablissement honn\u00eate. Je vais reprendre l\u2019ancien magasin que j\u2019avais avant de me marier. Si j\u2019y suis aussi heureux que par le pass\u00e9, je m\u2019y soutiendrai avec honneur pendant la guerre, et \u00e0 l\u2019heureuse \u00e9poque de la paix, j\u2019y r\u00e9tablirais ma fortune.<\/em><\/p>\n<p><em>J\u2019ai, pour y parvenir, le pr\u00e9cieux avantage de poss\u00e9der l\u2019estime et la confiance de tous ceux qui me connaissent. Mes affaires sont enti\u00e8rement s\u00e9par\u00e9es de celles de Mr Geminard. Nous nous sommes s\u00e9par\u00e9s bons amis. Je crois vous avoir dit qu\u2019il y a environ 15 mois que je n\u2019habite plus avec lui. J\u2019ai une tr\u00e8s jolie petite maison o\u00f9 je vis seul avec ma ch\u00e8re moiti\u00e9 et ma fille. C\u2019est dans les bras de l\u2019une et les innocentes caresses de l\u2019autre que j\u2019ai trouv\u00e9 quelque soulagement aux noirs chagrins qui m\u2019ont d\u00e9vor\u00e9 pendant si longtemps.<br \/>\n<\/em><br \/>\nJean Baptiste travaille donc \u00e0 r\u00e9tablir sa fortune, mais, en 1808, Napol\u00e9on s\u2019approprie l\u2019Espagne, et nomme roi son fr\u00e8re Joseph (que les espagnols appelleront Pepe botella, ce que l\u2019on peut traduire par : Jojo l\u2019ivrogne\u2026)<\/p>\n<p>Les relations entre fran\u00e7ais et espagnols se d\u00e9gradent, et c\u2019est la r\u00e9volte du 2 mai suivie de la r\u00e9pression du 3 mai immortalis\u00e9es par Goya.<\/p>\n<p>Jean Baptiste essaie, comme on dit, de m\u00e9nager la ch\u00e8vre et le chou : tout en commer\u00e7ant avec les espagnols, il espionne pour le compte de Napol\u00e9on les mouvements des navires anglais dans la rade de Cadix et noue des liens avec le prince Murat. Mal lui en prend : des r\u00e9voltes anti-fran\u00e7aises \u00e9clatent \u00e0 Cadix en 1809, sa boutique est d\u00e9truite, ses entrep\u00f4ts pill\u00e9s et son principal commis est envoy\u00e9 aux pontons (bateaux transform\u00e9s en prisons).<\/p>\n<p>Oblig\u00e9 de s\u2019enfuir, il laisse sa femme et sa fille chez son beau p\u00e8re, et tente de rejoindre les lignes fran\u00e7aises. Il est bless\u00e9, fait prisonnier et emprisonn\u00e9 \u00e0 Utrera par les espagnols. Au bout de quelques jours il parvient, par miracle, \u00e0 s\u2019\u00e9vader, rejoint les fran\u00e7ais, puis la France et Prudhomat.<\/p>\n<p>Loin de sa famille, ruin\u00e9, il fait jouer ses relations et \u00e9crit m\u00eame \u00e0 Napol\u00e9on pour lui demander un poste dans les minist\u00e8res \u00e0 la cour d\u2019Espagne, qu\u2019il obtient.<\/p>\n<p>A la fin de la guerre, il rentre en France et travaille \u00e0 Paris au minist\u00e8re des arm\u00e9es, tout en gardant une affaire en Espagne, mais qui ne retrouva jamais le lustre de 1804.<\/p>\n<p>Il profite de son poste pour appuyer une demande, au minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur, de son beau fr\u00e8re Bruno Rougi\u00e9, maire de Bonneviole.<\/p>\n<p>O\u00f9 finit-il sa vie ? Quand ? Ce que l\u2019on sait, c\u2019est que son fils Joachim s\u2019engagea comme capitaine dans la L\u00e9gion Etrang\u00e8re en novembre 1839, fit les campagnes d\u2019Afrique de 1840, 1841 et 1842, fut fait chevalier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur en juillet 1840 et officier dans le m\u00eame ordre en octobre 1852.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate continue\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des trois fr\u00e8res, c\u2019est lui qui eut la vie la plus fertile en rebondissements. Cela me fait penser \u00e0 la vieille mal\u00e9diction : \u00abPuissiez vous vivre une \u00e9poque int\u00e9ressante !\u00bb Int\u00e9ressante, en effet ! En 1791, \u00e7a bouillonnait partout. 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